Quand Jean-François Zygel s’occupe du cas de l’Apprenti sorcier à la Philharmonie de Luxembourg

Quand un orchestre symphonique raconte une histoire, on appelle ça un « poème symphonique ». Ce terme barbare ne te dit peut-être rien, mais tu en connais forcément un: Fantasia! Qui oui est un poème symphonique. C’est en fait « L’apprenti sorcier » du compositeur parisien Paul Dukas que Disney a popularisé à travers l’image de Mickey organisant un ballet de balais sur ces sonorités.

Ce soir, 30 septembre 2015, Jean-François Zygel met en lumière deux poèmes symphoniques: L’Apprenti sorcier de Paul Dukas donc et la Danse macabre de Camille Saint-Saëns.

Pendant 90 minutes, il joue avec l’orchestre philharmonique de Luxembourg et son tout nouveau chef espagnol Gustavo Gimeno.

Avec la facilité d’un petit frère génial, le prodige du conservatoire de Paris, nous explique comment Saint-Saëns imagine et nous rend sensible les sons de sa danse macabre. L’histoire ? Par une nuit d’hiver, la Mort vient réveiller les cadavres qui reposent au cimetière. D’un coup de talon sur leurs stèles, elle les invite à se lever et subitement les squelettes remontent sur la Terre et se rejoignent pour une danse qui durera jusqu’au matin. Saint-Saëns éveille nos sens par le tintement de la cloche sonnant minuit, l’entrechoquement des os des squelettes, la douceur d’un flirt, les accords désaccordés du violon de la Mort, et puis clôt le bal par le chant d’un coq anglais annonçant de son Cock-a-doodle-do l’aube et donc la fin de la fête.

Zygel nous replace l’oeuvre dans le contexte historique de sa composition: le souvenir d’un Paris jonché de cadavres du fait des affrontements de la Commune qui ont déchiré la capitale trois ans plus tôt. Il nous explique le rôle de chacun des instruments dans l’émergence de nos sentiments: de la harpe au vibraphone, du haut-bois aux violons.

Puis, nous passons à la deuxième oeuvre de cette soirée: L’apprenti sorcier. Cette fois Zygel nous raconte l’histoire de ce court conte de Goethe que Dukas mit en musique au crépuscule du dix-neuvième siècle. Le thème plus léger est propice aux jeux de notre maître de cérémonie qui s’amuse à nous faire entendre les résonances de cet air inaltérable.

Après le concert, chacun repart en sifflotant les airs légers de Dukas au hasard des rues de la Capitale.

Nicolas Margot

Danse macabre - Saint-Saëns

Si tu as envie d’aller à la rencontre d’autres chefs d’oeuvre de la musique classique et de te laisser porter par les récits de Jean-François Zygel, tu as de la chance! Il est en résidence à la Philharmonie de Luxembourg pour toute la saison 2015-2016, l’occasion de plusieurs concerts dont tu peux trouver toutes les dates juste ici: Jean-François Zygel à Luxembourg!

Et pour découvrir la programmation complète de la saison 2015-2016 à la Philharmonie et réserver tes places dès maintenant, c’est par là: Saison 2015-2016 de la Philharmonie Luxembourg

Réécoute-toi la Danse macabre de Saint-Saëns ou l’Apprenti Sorcier de Dukas, ça fait toujours plaisir!

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